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Sur l’éperon Est de la brèche, versant sud, une importante lame de calcaire détachée de la paroi s’est écroulée récemment, laissant une grande cicatrice claire.
En 1932 Maurice Fourastier avait ouvert un itinéraire d’escalade à cet endroit (numéro 112 du guide Ollivier Pyrénées centrales II nouvelle édition) jusqu’au sommet de l’éperon de la brèche, d’où il avait continué jusqu’au Casque.
le 8 décembre 2009 - CAF de Toulouse
Le 29 juin 2009, le nouveau refuge de Ull de Ter a fêté ses cinquante ans, tandis que le 25 juillet, c’était au tour du vieux refuge de célébrer son centenaire.
Aujourd’hui en ruines, ce premier refuge fut construit par le Centre excursionniste de Catalogne et inauguré au mois de juillet 1909 ; c’était alors le premier refuge gardé du versant sud des Pyrénées. Établi à 2393 mètres, à la naissance du rio Ter, il vit le jour grâce à la ténacité du président du CEC de l’époque, Cesar August Torras, et, de par son architecture moderniste et son aspect imposant, il devint une référence en la matière. Délaissé pendant la guerre civile et malmené par les éléments, il se trouva tellement délabré que le CEC décida de construire un nouveau bâtiment un peu plus bas, à 2220 mètres, dans un site moins exposé. Ce qui fut fait en 1959, avec l’inauguration du nouveau refuge d’Ull de Ter qui a bénéficié depuis de nombreuses améliorations, telles que douches, eau chaude d’origine solaire, lumière électrique, restaurant, bar et même une petite librairie. 52 personnes peuvent y séjourner.
Les cérémonies anniversaires se sont déroulées les 24 et 25 juillet 2009 avec des excursions familiales et des randonnées plus sportives, un repas en commun et des expositions historiques dans les villes de Setcases et Camprodon.
le 17 octobre 2009 - Revue Pyrénées
Cinq tonnes de liège de belle épaisseur ont été récoltées par la société M.A. Silva France dans les forêts roussillonnaises l’été dernier. Après séchage et conditionnement, elles devraient donner 150 à 200.000 bouchons de grande qualité destinés aux grands crus du Roussillon et d’ailleurs.
Cette relance de la récolte du liège (dans les Aspres et les Albères notamment) permet de mettre en valeur la qualité exceptionnelle de celui-ci, d’où l’idée de le réserver à de grandes bouteilles. La démarche est également intéressante d’un point de vue environnemental car l’extraction de l’écorce de liège dans les subéraies demande un entretien des forêts afin de permettre aux "leveurs" d’accéder aux troncs, et lorsque les forêts sont régulièrement débroussaillées, les risques d’incendies sont plus faibles. M.A Silva France compte d’ailleurs mettre en place un label qualitatif de gestion durable de la forêt avec un organisme extérieur de contrôle, et espère, dans la foulée, que le bouchon roussillonnais sera le premier bouchon à être certifié en France.
le 17 octobre 2009 - Revue Pyrénées
Le Tour 2010 célèbre le centenaire du passage dans les Pyrénées, avec un Tourmalet franchi à deux reprises. Il n'y aura qu'un seul chrono long.
La vedette du Tour 2009 fut le mont Ventoux. Placé à la veille de l'arrivée, le géant de Provence avait presque fait de l'ombre au reste du parcours. L'édition 2010, dont le tracé a été présenté ce mercredi au Palais des Congrès, à Paris, sous les yeux du podium 2009 - Alberto Contador, Andy Schleck et Lance Armstrong -, mettra, elle, à l'honneur les Pyrénées - «lieu incontournable de la légende du Tour de France», selon Christian Prudhomme -, et plus spécialement le Tourmalet. Le «mauvais détour» - au sens étymologique du terme - des Hautes-Pyrénées sera même franchi deux fois lors de la dernière semaine de course : une première fois par le versant est lors de la grande étape pyrénéenne Bagnères-de-Luchon-Pau, rappelant celle de 1910 - avec enchaînement Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque - puis le surlendemain par son versant ouest, avec une arrivée au sommet, où pourrait se jouer ce Tour, à trois jours seulement de l'arrivée.
le 14 octobre 2009 - L'Equipe
Depuis 2008 déjà, les pompiers catalans remettent une facture lors des sauvetages qu’ils effectuent, mais à titre informatif seulement. A partir d’octobre 2009, cette facture devra être acquittée quand les interventions seront motivées par la négligence ou l’imprudence. Le prix de l’intervention sera modulé en fonction du nombre de pompiers intervenant, et le temps passé ; en 2008, par exemple, l’heure de travail d’un pompier était estimée à 30 €, celle d’un véhicule à 39 €, et l’heure de vol d’un hélicoptère à 2271 €.
Les conditions pour qu’un sauvetage soit payant relèvent de trois cas :
- le fait de ne pas avoir tenu compte de signaux ou de panneaux d’avertissement ou d’interdiction.
- que les victimes ne soient pas en possession de l’équipement nécessaire et adéquat pour l’activité qu’elles pratiquaient au moment de l’accident.
- les cas où l’intervention n’était pas justifiée.
Reste à préciser comment et par qui va être défini le caractère imprudent ou téméraire de l’activité ayant entraîné le déclenchement des secours, ce que la loi ne fait pas actuellement.
le 7 octobre 2009 - revue-pyrénées
Bientôt centenaire, la ligne Villefranche de Conflent - Latour de Carol, longue de 62 kilomètres va bénéficier d’ici à 2013, d’un programme de modernisation et d’amélioration visant à conforter sa fonction d’outil de désenclavement, mais aussi d’attraction pour le tourisme. Elle constitue en effet, avec ses 400.000 passagers annuels, le premier site touristique des Pyrénées Orientales, et le premier train régional à vocation touristique de France. Dès cet hiver, un « Train des neiges » sera mis en place dans le but d’inciter les skieurs roussillonnais à délaisser leurs voitures, des navettes assurant la liaison entre les gares et les stations de ski. Des packs adaptables seront proposés avec des formules tout compris sur une journée, un week-end, ou une semaine. En été, les fréquences seront étoffées pour passer de 16 actuellement à 24 par jour afin de répondre à la demande et, pour cela, des travaux de modernisation seront entrepris pour un montant de 420.000 €.
le 7 octobre 2009 - revue-pyrénées
Surprenant retournement de tendance cet été sur les estives ariégeoises : le nombre d’attaques d’ours – une centaine au 30 août – est en baisse par rapport à 2008, mais surtout c’est désormais le Couserans, à l’ouest du département, qui subit deux tiers des attaques, le reste survenant en Haute-Ariège. L’explication de cette énigme a été donnée par l’ASPAP (Association de protection du patrimoine d’Ariège Pyrénées) : deux ours auraient été abattus ce printemps en haute Ariège. Christian Lacube, ancien président de cette association, l’a annoncé le 3 septembre au journal régional de France 3 sud, et a déclaré à la Dépêche du Midi : « suivant les informations dont je dispose, il s’agirait de deux ours sans collier émetteur, ce qui explique que leur disparition n’a pas été signalée. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une bande organisée, encore moins de représentants ou de responsables d’une association. Les renseignements généraux de l’Ariège sont au courant. Mais ici, personne ne dira rien. Quant à moi, je ne veux pas savoir qui a pu faire ça. »
Par ailleurs, Claude Carrière, président de la Fédération pastorale de l’Ariège, déclarait au même journal : « c’est regrettable pour ces bêtes qui n’y sont pour rien. Mais ceux qui ont décidé de gérer nos affaires de loin, depuis Paris ou ailleurs, auraient mieux fait de nous consulter. (…) je vois tous les jours un éleveur de mes amis qui est au bord de la rupture, face aux attaques incessantes de son troupeau ; il n’est pas le seul. À partir de là, quand les gens sont poussés à bout, n’importe quoi peut se passer. Un jour, ça devait arriver. »
De son coté, l’association ADET pays de l’ours exige l’ouverture d’une enquête, déclarant sur son site : « S’il ne réagissait pas clairement et fermement, le Gouvernement donnerait raison à des braconniers cherchant à imposer leur point de vue par la violence et les armes, faute d’avoir obtenu gain de cause par les voies démocratiques et légales.
Tergiverser maintenant ne ferait qu’entretenir l’espoir des opposants de faire échec au programme de restauration de la population d’ours, et finalement encouragerait les actions violentes des opposants extrémistes. »
le 7 septembre 2009 - revue-pyrénées
Les introductions de poissons extérieurs dans les cours d'eau et les zones de loisirs du Pays Catalan, à la faveur du développement d'un mode de pêche ludique, provoquent des confusions et des rivalités halieutiques, notamment entre variétés de truites, jusqu'à soulever une problématique sérieuse. Ainsi, la Fédération Pêche 66 et ses partenaires, des associations agréées dévolues à la pêche et à la protection du milieu aquatique, spécifiquement de Font-Romeu, dans la région de la Haute-Cerdagne, tout comme de Formiguères, dans celle du Capcir, viennent de lancer une étude sur la croissance des truites qui colonisent les lacs de montagne, en particulier du pic Carlit, du pic Péric, et du site des Camporells. Dans le but de sauvegarder les truites dites "sauvages", concurrencées sur leur terrain par des spécimens génériques, les travaux, publiés à l'automne, visent à calculer l'âge des poissons à travers des prélèvement d'écailles, pour connaître la taille à laquelle ils se reproduisent, et ainsi valider ou modifier la taille réglementaire de leur capture, voire envisager des repeuplements dans les zones lésées, au titre de la biodiversité.
le 31 août 2009 - la clau
Les techniciens de l’Office National de la chasse et de la faune sauvage espagnol pensent que les deux ours dont ils ont récemment détecté la présence pourraient être nés entre 2000 et 2003. Ces deux sujets, non répertoriés jusqu’à présent, pourraient être des descendants de Ziva, ourse slovène réintroduite en 1996, soit de première, soit de deuxième génération. Le premier est un male de belle taille repéré au val d’Aran, et le sexe du second, localisé près de l’Andorre, n’a pas pu être encore déterminé. Avec ces deux « trouvailles » on estime la population ursine de la chaîne de 17 à 19 individus.
le 24 août 2009 - revue-pyrénées
Depuis le début du mois de juillet, deux jeunes gypaètes ont été relâchés de la plate forme d’acclimatation d’Escuaïn. Ces deux oiseaux provenaient, pour l’un d’une ponte non viable, et pour l’autre d’une ponte double qui aurait immanquablement amené l’élimination d’un des deux poussins. Amenés au centre d’élevage en captivité de la Alfranca, les deux œufs ont été placés en incubation artificielle, puis suivis attentivement jusqu’à ce qu’il soit possible de les envoyer à Escuaïn, fin mars, pour qu’ils s’acclimatent au milieu naturel tout en ayant des contacts avec leurs congénères sauvages attirés par un point de nourrissage installé à coté de la plate forme d’acclimatation. Après le lâcher, les premières semaines de vie libre de ces deux jeunes font l’objet d’un suivi attentif.
le 12 août 2009 - revue-pyrénées
Vivès, Pyrénées-Orientales — Une société a relancé l'extraction du liège dans les Pyrénées-Orientales, réputé pour sa grande qualité, afin de commercialiser au premier trimestre 2010 un "bouchon roussillonnais" qui devrait boucher les grands crus français.
"Le liège roussillonnais est un des lièges les plus qualitatifs du monde en raison de son nombre d'années de croissance", assure Laurent Bauby, commercial pour le compte de la société M.A Silva France. "L'idée de boucher des cuvées d'exception avec ce liège local était donc pour nous une gageure, voire un devoir", estime cet originaire de Catalogne nord.
En concertation avec l'Association syndicale libre suberaie catalane, qui regroupe des propriétaires de forêts de chêne-liège, des opérations de "levage" de l'écorce en liège ont été effectuées au début de l'été sur plusieurs parcelles des quelques 5.000 ha des régions naturelles d'Aspres et des Albères.
le 9 août 2009 - AFP
Les Castells, ces pyramides humaines qui font partie de la tradition populaire catalane depuis plus de 200 ans, issus des "balls valencians", les "moixarangues", ont été tout récemment admis à la liste de candidature au classement comme patrimoine culturel et immatériel de l’humanité de l’Unesco par le Conseil général du patrimoine historique. Activité bien vivante, entre sport et tradition, les castellers concernent aujourd’hui 7000 personnes dans 50 "colles" à travers toute la Catalogne, dont deux "colles" en Catalogne Nord, les Castellers del Riberal à Baho, et les Angelets du Vallespir à Saint Jean Pla de Corts. Cette candidature a reçu le soutien du Parlement de Catalogne, par l'intermédiaire du ministre-conseiller à la culture et aux médias, Joan Manuel Tresserras, qui juge cette activité comme l’expression la plus singulière de la culture populaire catalane. Fortement relancés par une retransmission télévisée en ouverture des Jeux Olympiques de Barcelone, en 1992, les castells se sont en effet rapidement imposés auprès d’un nombre croissant de jeunes, dans de multiples régions catalanes, où la tradition était plus ou moins absente, transformant une activité traditionnelle en véritable facteur de modernité.
le 7 août 2009 - la clau
Mis en service en 1952, ce barrage est le réservoir principal de la centrale hydroélectrique EDF de Gèdre. Il dispose d’un évacuateur de crue capable d’évacuer 70m3/s, débit jugé aujourd’hui insuffisant suite aux dernières réévaluations du risque de crue extrême.
Pour répondre à ces nouvelles contraintes et garantir la sécurité des personnes et des biens, EDF, en concertation avec les services de l’État, a lancé la construction d’un nouvel évacuateur de crue situé au niveau du mur de fermeture en rive droite. Ce dispositif vient compléter l’évacuateur existant, portant ainsi la capacité totale d’évacuation à 150m3/s. Ces travaux importants vont se dérouler sur les deux périodes estivales 2009 et 2010 pour un montant total de 2 millions d’euros.
Le barrage des Gloriettes se situant dans un site à forts enjeux environnementaux, touristiques et patrimoniaux, une étude environnementale a été réalisée en 2008 en concertation avec les principaux acteurs notamment le Parc National des Pyrénées, le Conservatoire Botanique Pyrénéen et les collectivités locales. Cette étude conclut à l’absence d’effet résiduel dommageable sur les habitats et espèces. Des mesures d’intégration paysagère et végétale seront mises en place avec l’assistance du Conservatoire Botanique Pyrénéen afin de limiter au maximum l’impact paysager du projet sur ce site d’intérêt.
Pendant toute la durée des travaux, la circulation sur la route comprise entre le gave d’Héas et le barrage sera réglementée.
le 4 août 2009 - revue-pyrénées
C’est le 11 juillet que le nouvel hospice de France a été inauguré officiellement. La cérémonie a été accompagnée d’autres manifestations telles qu’une exposition photographique et le premier festival Art et Nature, organisé par la compagnie Advaïta.
Mais pour cette réouverture si longtemps attendue (13 ans de démarches), seul fonctionnera cet été un débit de boissons. Un allongement des délais de réalisation fait que la cuisine n’est pas prête et ne pourra pas être installée avant la fin du mois d’août. Il faudra donc attendre le printemps 2010 pour voir fonctionner l’hospice à plein régime avec son restaurant et ses 11 chambres.
le 20 juillet 2009 - revue-pyrénées
Les grands moyens ont été employés par l’ONF avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon pour mettre en état le refuge de Pinatell, dans la foret domaniale du Canigou, sur le chemin du balcon. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de l’opération Grand Site du Canigou qui a pour objectif de développer le tourisme durable sur le massif tout en réhabilitant le patrimoine et en préservant la richesse environnementale du site.
Le refuge de Pinatell, bâti à la jonction de deux voies d’accès sur le trajet Batère-Ras de Prat Cabrera-Cortalets avait été vandalisé à deux reprises. D’où la nécessité de ces travaux de restauration et de faire bon cœur contre mauvaise fortune.
le 11 juillet 2009 - revue-pyrénées
L'ONG Greenpeace profite de l'été pour dresser une liste de huit espaces naturels de la côte sud-catalane actuellement en voie de destruction en raison de la pression urbaine, selon un rapport remis cette semaine à Barcelone. Parmi les secteurs les plus menacés figurent le Cap de Creus, les Marécages de l'Empordà, les Îles Medes, les côtes de la région du Maresme, le Delta du Llobregat, les côtes du Garraf, le littoral Tarragonais et le Delta de l'Ebre. Greenpeace, qui calcule que 46,5% de la côte sud-Catalane est urbanisée, dans ce constitue le record absolu de l'ensemble des côtes espagnoles, affirme que la crise a ralenti la construction sur les espaces côtiers, traditionnellement prisés par le tourisme permanent, tout en avertissant que les travaux publics contribuent eux-mêmes à la destruction des paysages. Le Cap de Creus est ainsi affecté, selon les militants écologistes, par de nouveaux projets de construction commandés par des personnes "à fort pouvoir d'achat", attirées par la commune de Cadaqués. Les menaces sur l'environnement dans ce cernier secteur seraient également renforcées par un projet d'agrandissement du polygone industriel de Roses, prochainement porté à 187.000 mètres carrés. Greenpeace s'inquiète enfin au sujet d'un projet de "marina", selon le modèle d'Empuriabrava, sur le territoire de Pals, dans la région du Baix Empordà.
le 27 mai 2009 - la clau
Une première dans les Pyrénées. Départemental de Vol Libre des Hautes Pyrénées (CDVL65), secondé par le club Pol’Air ont organisé le Championnat de France de parapente 2009 dans la vallée du Louron (H-P) du 21 au 28 juin. L’organisation de cette manifestation leur a été confiée par la Fédération Française de Vol Libre (FFVL). L’organisation de ce championnat s’inscrivait dans une démarche d’affirmation du potentiel de la région dans le domaine du vol libre, mais également dans une démarche promotionnelle du tourisme et des activités associés au massif des Pyrénées. Cette compétition était ouverte à une sélection des 120 meilleurs pilotes français ainsi qu’a 20 compétiteurs étrangers de haut niveau, l’évènement étant inscrit au calendrier de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI). 4 manches de 68, 84, 75 et 51 km ont été courues. Une belle réussite pour ce premier championnat dans les Pyrénées.
Le titre en classe « open », tous pilotes confondus, est revenu à Pierre Rémy, du Club vol libre bigourdan.
le 29 juin 2009 - revue-pyrénées
Edmond Rostand qui tant aima « les amandiers du Roussillon » aurait pu dédier au Canigou la célèbre tirade de Cyrano : « C’est un pic ! C’est un cap ! C’est une péninsule. » Dès cet été, les randonneurs ont pu utiliser 400 kilomètres de sentiers sur quatre grands circuits.
- Le « Tour du Canigou », le plus élevé, entre 1500 et 2785 m, se boucle en cinq jours avec des haltes aux refuges des Cortalets, de Batère, de saint Guilhem, et de Mariailles. Un circuit de 66 kilomètres, très éprouvant.
- La « Ronde du Piémont » traverse une quinzaine de villages sur 145 kilomètres. -
- Le « Tour des réserves naturelles » permet en cinq jours et 71 kilomètres de découvrir les paysages protégés de Py, de Mantet, de Prats-de-Mollo et de Nyer.
- Enfin, le « Tour du Vallespir » reliera l’ensemble par un réseau de chemins annexes.
Une carte et un topo-guide seront disponibles pour la saison estivale de 2010.
Pour jacques Taurinya, maire de Ballestavy et président du syndicat mixte, « le but c’est de s’appuyer sur tous les professionnels comme les accompagnateurs en montagne, de travailler avec les gérants des gîtes et des refuges, d’essayer de développer des produits issus de l’artisanat et de l’agriculture. »
le 17 juin 2009 - revue-pyrénées
Jeudi soir à 21h, c’est un coup de fil du Cabinet du Ministre qui a informé Frédérique MASSAT, Députée de la signature par le Premier Ministre du décret pour la création du PNR des Pyrénées Ariégeoises. La députée était intervenue à plusieurs reprises auprès de la Ministre de l’Ecologie et du Premier Ministre afin que la signature du décret de création du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises intervienne rapidement.
En effet, la charte constitutive transmise par Martin MALVY, Président du Conseil Régional au Préfet de Région en décembre 2008 avait fait l’objet d’un examen par le Conseil National de Protection de la Nature le 20 Janvier 2009, tous les éléments constitutifs pour la création du parc étaient réunis.
Cela fait plus de 10 ans que ce projet a été initié sur l’Ariège.
En 2004, Frédérique MASSAT, Vice-Présidente de l’Environnement et du Développement Durable du Conseil Régional avait travaillé à la création du Syndicat de préfiguration dont elle avait assuré la Présidence jusqu’en Juillet 2007. Aujourd’hui c’est une réelle satisfaction de voir le projet aboutir. La naissance du PNR des Pyrénées Ariégeoises est une chance et un atout pour notre département en termes d’image, de notoriété, de développement local. Des moyens financiers supplémentaires vont pouvoir venir conforter les actions locales au service des communes et des citoyens Ariégeois. Le PNR des Pyrénées Ariégeoises est l’aboutissement d’un long et laborieux travail mené par les élus et citoyens localement, grâce à leur investissement au niveau régional, au niveau départemental, le bébé est enfin né, souhaitons lui longue vie et prospérité.
le 29 mai 2009 - gazette ariégeoise
Les populations d'ours sont déstabilisées dans plusieurs pays. Mais le risque d'extinction est montré du doigt dans les Pyrénées.
Plusieurs associations du massif pyrénéen, dont la Sepanso Béarn, rassemblent leur force pour exiger une meilleure protection de l'ours. Elles montent actuellement un dossier dans le but de saisir les autorités européennes. Leur cible : l'État français.
Cette action fait suite à une première procédure européenne engagée, l'année dernière, par le Fiep et la Sepanso. Leur constat consistait déjà à dire que la France n'était pas efficace dans sa gestion de population ursine mais, cette fois, dans les Pyrénées occidentales. Une première réponse vient tout récemment de tomber. On apprend ainsi que l'État français est actuellement interrogé sur la situation.
Un fiasco
« On peut parler de fiasco en ce qui concerne les réintroductions de 2006 », estime l'Oloronais Jean Lauzet, spécialiste de l'ours à la Sepanso, qui vient de cosigner un ouvrage de référence sur l'ours brun.
« Deux ours sur cinq sont déjà morts. En 1996, on en était à un sur trois. On attend une condamnation claire de la part de l'Europe pour que des mesures soient prises. La France se contente de lâcher des ours mais ne fait rien ensuite pour les protéger. »
Pour ce montagnard qui a passé, par passion, une vingtaine d'années à suivre les traces des ours à travers le vieux continent, l'avenir du plantigrade en Béarn est, plus que jamais, sérieusement compromis si rien n'est fait. Son évaluation est sans appel.
À l'entendre, contrairement aux explications officielles, plus un seul ours ne patrouille chez nous la plupart du temps.
« Pour moi, quatre ours en Béarn, c'est faux. Aspe Ouest est en Espagne. Néré aussi le plus souvent. Le petit de Cannelle, du côté de Cauterets. Quant à Camille, je suis quasi certain qu'il est mort, même si les Espagnols prétendent le contraire. »
Comme à chaque fin d'hiver, le militant de la Sepanso est parti sur les traces des plantigrades.
« Cette année, c'est déprimant. Je suis tombé sur la première trace le 12 mars.C'était tôt. Mais plus rien jusqu'au 19 mai. C'est la première fois en quinze ans que je constate une telle situation. »
Manque de femelles
Pourquoi les fauves déserteraient-ils notre département ? Tout simplement parce que ces mâles recherchent la compagnie de femelles. Et depuis la mort de Cannelle, la dernière de souche locale qui vivait entre Aspe et Ossau, les autres ont plutôt choisi la Haute-Garonne et l'Ariège comme lieux de villégiature.
« Les scientifiques considèrent qu'il faut renforcer le noyau occidental de 5 ou 6 femelles. Il faut donc réintroduire deux femelles en Béarn. C'est le minimum. Sans cet effort, on peut légitimement penser que l'ours n'existera bientôt plus dans les Pyrénées », considère Jean Lauzet.
Les prochaines réintroductions d'ours pourraient avoir lieu en 2010. Mais nul n'en connaît encore le niveau.
le 28 mai 2009 - sudouest
Un FC Barcelone historique a réalisé ce mercredi soir le plus bel exploit de toute l’histoire du club plus que centenaire, en décrochant la Ligue des Champions 2 à 0 face à Manchester United, après avoir déjà gagné et la Copa del Rey et la Liga. Dans un match de très haut niveau, les Catalans n’auront finalement subi que les premières minutes avant que Samuel Eto’o n’ouvre le score à la neuvième minute sur un fabuleux crochet dans les 9 mètres. Assommés, les Mancuniens ne réagiront que par bribes lors de la première mi-temps, alors que la défense blaugrana expérimentale, Puyol- Piqué-Touré-Silvinho, a parfaitement su contenir les rares assauts de la bande à Cristiano Ronaldo. La deuxième mi-temps a rapidement tourné en faveur des Catalans, sur trois occasions franches, dont une sur la barre, avant que le dieu Messi ne marque de la tête le but libérateur sur un centre millimétré de Xavi à la 70ème minute. Le Barça était le plus grand ce mercredi soir, à l’image d’Andrés Iniesta et du capitaine Carles Puyol, tout simplement énormes. Au-delà de tous les culés, c’est tout le peuple catalan qui fête ce soir cette saison historique de l’ère Joan Laporta-Josep Guardiola, par une grande liesse à Barcelone, Girona, Figueres ou encore Perpignan.
le 27 mai 2009 - la clau
Ouvert jusqu’au 15 septembre, ce refuge va connaître de grands travaux à partir de cet automne : en effet, le bas va être totalement rénové et réaménagé, cuisine et salle commune.
Depuis 2008, ce refuge du Parc National qui dispense une vue imprenable sur le cirque de Gavarnie, a un nouveau gérant en la personne de Pierre Casteigbou, ancien aide - gardien du refuge d’Ayous, en vallée d’Ossau. Il a succédé à Patrick Tamarel, dit Tonio. Ce dernier, ancien pisteur - secouriste, ancien gardien du refuge de Campana de Cloutou (pendant cinq ans) et du refuge des Espuguettes (pendant quinze ans), s’est reconverti, mais toujours dans le milieu montagnard : il a pris cet hiver la gérance du snack-bar du col de Tramassel, au Hautacam, un établissement ouvert toute l’année.
le 18 mai 2009 - revue-pyrénées
Les deux petits plantigrades ont été observés pour la première fois
samedi dans le Val d'Aran, sur le versant espagnol des Pyrénées. Ils se
promenaient aux côtés de Hvala, ourse slovène décidément prolifique.
Introduite dans la Haute-Garonne en mai 2006, elle avait déjà donné
naissance en 2007 aux oursonnes Pollen et Bambou. Et ses maternités
successives sont en passe de l'élever au rang de mascotte des pro-ours.
« On l'adore ! Elle démontre une fois de plus la bonne adaptation des
ours lâchés dans les Pyrénées », réagit Alain Reynes, directeur de
l'association Pays de l'Ours-Adet, qui en profite pour rappeler qu'«
avec une vingtaine d'individus recensés, l'espoir de reconstituer une
population viable passe obligatoirement par de nouveaux lâchers ».
Pour déterminer le sexe des nouveaux venus, il faut encore que les
techniciens trouvent des poils ou des crottes et les soumettent à des
analyses génétiques. Les pro-ours veulent cependant rester prudents. La
survie des oursons étant « aléatoire pendant plusieurs semaines »,
l'opération « baptême » ne sera pas lancée tout de suite. A la
naissance de Pollen et Bambou, près de 13 000 propositions de noms
étaient parvenues à l'association via Internet.
le 5 mai 2009 - 20minutes
Les vautours pourraient être nourris pour tenter de les éloigner des troupeaux.
Pour tenter de faire face aux divergences autour des attaques de troupeaux des vautours fauves, l'État essaye de trouver des solutions. Jeudi, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a proposé un projet étudié avec les éleveurs : la mise en place de placettes sur lesquelles seraient déposés des cadavres d'animaux pour éloigner les oiseaux de la proximité des habitations et réduire ainsi les attaques sur des animaux fragiles.
La mise en place de ce nouveau système, dont l'échéancier n'a pas été dévoilé, devrait se faire en toute sécurité, notamment pour éviter des disséminations de maladies. La préfecture tient à rappeler le rôle d'équarrisseur naturel du vautour fauve pour l'élevage, sa place dans le fonctionnement de l'écosystème pyrénéen ainsi que son rôle sanitaire indispensable pour le pastoralisme. Cette espèce est protégée au niveau européen.
le 28 avril 2009 - la buvette des alpages
Confirmant l’ordonnance du tribunal administratif du 24 juillet 2008, le Conseil d’Etat estime lui aussi que le défrichage forestier entrepris pour aménager de nouvelles pistes dans la station ariégeoise aurait des conséquences néfastes et irréversibles sur l’habitat du grand tétras.
Il condamne en outre l’État et la communauté de communes du Donezan à payer conjointement 6 000 € aux sociétés de protection de la nature (Comité écologique ariégeois, France Nature Environnement et Nature Midi-Pyrénées) qui demandent l’abandon pur et simple du projet. Mais Ce jugement ne vise que la forme, en fait l’arrêté préfectoral qui autorisait l’extension de la station de ski, et non le fond, ce qui laisse présager de nouvelles péripéties. Pour Georges Vigneau, directeur de la communauté de communes, « Il n’y a pas d’antinomie entre les stations de ski et le grand tétras : on remarque que les plus grosses places de chant se trouvent actuellement sur les pistes existantes à Mijanès. Et cela s’explique par l’ouverture du milieu. À Orlu, on s’était aperçu il y a quelques années que le tétras régressait à cause des rhododendrons qui envahissaient le territoire. On a pu y remédier en défrichant. C’est ce que préconisent l’ONF et l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).
À contrario, pour Antoine Gaillard, porte-parole de France Nature Environnement : « C’est trop dérangeant pour le tétras, les pistes l’empêchent de nicher et de se reproduire ».
le 10 avril 2009 - revue-pyrénées
Saisi en 2006 par les opposants aux lâchers d’ours, le Conseil d’État a, le 23 février 2009, rendu un arrêt confirmant que le programme de restauration de la population ursine est légal, démocratique et raisonnable.
Il a par ailleurs rappelé quelques vérités, à savoir que :
- Les ours Slovènes et les ours pyrénéens appartiennent à la même espèce, Ursus arctos.
- Le plan de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées a été précédé d’études relatives aux expériences menées dans d’autres États européens, et une évaluation approfondie des conséquences de cette réintroduction a été réalisée.
- Le ministre de l’écologie et du développement durable, a décidé d’engager, dès janvier 2005, une concertation portant sur la localisation des réintroductions envisagées, sur le choix du pays d’origine et sur les mesures d’accompagnement à mettre en œuvre ; que ce n’est qu’à l’issue de cette concertation que la décision de procéder à la réintroduction des ours a été juridiquement prise.
- Si l’espèce « Ursus arctos » n’est pas, à l’échelle européenne, menacée d’extinction, le maintien d’effectifs suffisants pour éviter la disparition à court terme des ours dans le massif des Pyrénées participe de la préservation de la diversité biologique et constitue un objectif d’intérêt général.
- Le Gouvernement a mis en œuvre, afin de prévenir les conséquences dommageables de la décision contestée et, le cas échéant, de les réparer, une série de mesures destinées notamment à réduire les inconvénients de la présence des ours pour les éleveurs.
le 10 avril 2009 - revue-pyrénées
Le cuisinier catalan Ferran Adrià a été désigné hier aux USA comme Cuisinier de l'Année par l'université The Culinary Institute of America, qui figure parmi les meilleures du monde. Le chef et propriétaire du restaurant El Bulli, situé à Roses, sur la Costa Brava, recevra ainsi un prix spécial, prochainement à New York, lors d'un dîner auquel assisteront 500 personnalités majeures de la gastronomie mondiale. Par ailleurs, The Culinary Institute of America, institution leader dans les arts culinaires aux Etats-Unis, signera mercredi prochain un accord avec l'organisation à caractère économique Promotora de les Exportacions Catalanes (Prodeca) afin de dynamiser les recherches dans le domaine de l'éducation à l'alimentation et à la santé, à travers le modèle catalan. Pour la première fois, The Culinary Institute intègrera ainsi un territoire européen, la Catalogne, à son champ d'études. Ferran Adrià, 46 ans, est un spécialiste de la recherche de nouvelles technologies, de textures et saveurs, dans ce qu'il est nommé « cuisine moléculaire » bien que lui-même préfère le concept « d’avant-garde ». Le restaurant El Bulli, ouvert du mois d'avril au mois de septembre, sert seulement 3000 clients, tout en recevant pas moins de 8000 demandes par saison. Le reste de l’année, Adrià prépare les nouvelles recettes de la saison à venir, dans son atelier de Barcelone, en compagnie de ses chefs.
le 26 mars 2009 - la clau
Sauvages et isolés, certains canyons au fond des vallées Ariégeoises n’ont dévoilé leurs secrets et leurs beautés que ces dernières années.
Ce livre propose de sortir des sentiers battus pour aller à la rencontre du Haut-Couserans, terre jusqu’alors peu parcourue en matière de canyonisme. Inédites, une vingtaine de descentes y sont décrites à travers des topographies, des textes, des cartes et de nombreuses photos. Du canyon d’initiation aux descentes engagées en terrain d’aventure, toute l’étendue des difficultés s’offre à la soif de connaître des lieux à l'esthétique unique.
Parmi les sites présentés, 7 nouvelles descentes ont été découvertes par l'auteur dont un canyon remarquable pouvant s'immiscer dans la liste des plus beaux parcours des Pyrénées françaises. Fruit de trois années de persévérance, ce topo-guide a été réalisé avec l'envie de partager ces explorations et le goût pour des itinéraires se déroulant dans une nature préservée. 92 pages avec une maquette dynamique toute en couleurs et des topographies réalisées aux pastels.
le 25 mars 2009 - ariegenews
Malgré la crise accentuée dans la deuxième moitié de l'année, les sites daliniens de la région de l'Empordà ont reçu 1.274.554 visiteurs en 2008, selon les chiffres livrés hier par la Fondation Gala-Dalí. Avec une légère descente de 2% par rapport à 2007, le Théâtre-Musée de Figueres a attiré 1.0711.996 personnes, la Maison-musée Gala Dalí, résidence de la femme de l'artiste, dans le Baix Empordà, en a accueilli 103.193, tandis que la Maison-musée Salvador Dalí de Portlligat en recevait 99.365. Le bilan artistique de 2008 relève l'exposition de photographies "Gala - Album", présentée à Púbol et au Couvent des Minimums de Perpignan, et "Salvador Dalí, à Surrealist in Istanbul", la première grande exposition issue des fonds de la Fondation Dalí organisée en dehors de la Catalogne, concrètement en Turquie. En matière de gestion de la valeur immatérielle du peintre, la Fondation Gala-Salvador Dalí, qui contrôle depuis Figueres tous les droits d'auteur liés à Salvador Dalí, obtient des recettes croissantes, réinvesties, tout en parvenant, davantage encore en 2008, à renforcer son rôle d'approbation, de dénégation voire d'empêchement de l'usage de l'oeuvre et de l'image de Dalí sur le marché de l'art, selon des prérogatives internes validées en 1997.
le 24 mars 2009 - la clau
Les travaux de l’Hospice de France doivent reprendre dès l’ouverture de la route, le 15 avril. La municipalité de Bagnères de Luchon cherche désormais un gérant pour exploiter l’établissement. La livraison du bâtiment devrait intervenir courant juin, le temps de laisser l’exploitant aménager les locaux. Coût des travaux : 2 500 000 euros.
le 20 mars 2009 - revue-pyrénées
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